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Les écoles de formation en BTP au Sénégal

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) au Sénégal est en pleine effervescence. Les initiatives étatiques pour la mise en place d’infrastructures se multiplient à travers le pays. Ainsi, on assiste à une floraison d’écoles de formation en BTP depuis quelques années, même si elles sont presque toutes confinées à Dakar.

Le Sénégal enregistre deux grandes écoles publiques de formation en génie civil, en plus de l’unité de formation et de recherche des sciences de l’ingénieur de Thiès et du centre d’entreprenariat et de développement technique (CEDT ou G15).

Cependant, plusieurs écoles privées ont aussi vu le jour au cours de cette décennie. L’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar et l’Ecole Polytechnique de Thiès sont les plus anciennes et constituent une source de fierté pour le Sénégal. Elles prônent l’excellence.

 

 

L’École Supérieure Polytechnique de Dakar (ESP) – Corniche Ouest.

C’est l’une des écoles d’ingénieurs les plus importantes du Sénégal et de l’Afrique de l’ouest. Née en 1964, elle est rattachée à l’UCAD (université cheikh anta DIOP de Dakar) mais dispose d’une autonomie financière et d’une personnalité juridique. Elle forme des techniciens supérieurs et des ingénieurs suivant 6 départements : génie informatique, génie chimique, génie électrique, génie civil, génie mécanique et un département en gestion. L’ESP créée en 1964 sous le nom d’Institut Polytechnique (IP) est devenue en 1973 IUT Institut Universitaire de Technologie, qui va intégrer, cette même année, l’Ecole Nationale de Travaux Publics et de Bâtiment (ENSTPB). En 1974, elle devient l’Ecole Nationale Supérieure Universitaire de Technologie (ENSUT), et se transforme en Ecole Supérieure Polytechnique en 1994 avec les centres de Dakar et de Thiès et regroupe l’ENSUT, l’EPT et la section industrielle de l’ENSETP (école nationale supérieure d’enseignement technique et professionnelle). L’ESP compte à ce jour 17000 étudiants et est membre du Réseau d’Excellence des Sciences de l’Ingénieur de la Francophonie (RESCIF). Le département de génie civil s’inscrit « dans le but de former des techniciens supérieurs, des ingénieurs d’exécution et des ingénieurs de conception. Il offre aux jeunes bacheliers en quête du premier emploi, une formation adéquate leur permettant d’assurer des fonctions dans une entreprise de génie civil, de bureau d’étude ou dans un cabinet d’architecte » explique le chef du département de génie civil M. Vincent SAMBOU. La durée de formation varie entre 2 et 5 ans, et est sanctionnée par plusieurs diplômes : Un diplôme universitaire de technologie (DUT Bac+2), ou un diplôme supérieur de technologie (DST Bac+2) ; un diplôme d’ingénieur technologue (DIT Bac+4) ; un diplôme d’ingénieurs de conception (DIC Bac+5) et une licence professionnelle qui se fait en un an. « Pour répondre aux besoins de qualification et de spécialisation des entreprises, l’ESP favorise des activités de recherche dans ses différents domaines d’expertise, dans le cadre de la formation continue », affirme le chef de département.

L’École Polytechnique de Thiès (EPT)

L’Ecole polytechnique de Thiès EPT, une réalisation de l’Etat, existe depuis 1973, sous le président Léopold Sédar SENGHOR. L’objectif était de doter le Sénégal, voire l’Afrique, d’une grande école d’ingénieurs de conception car pour le président Senghor, « le développement de l’Afrique passe par des ingénieurs bien formés. » « Pour le faire, il a eu à faire recours à un partenaire stratégique qu’est le canada avec l’école polytechnique de Montréal » explique M. Salam SAWADOGO directeur des études. L’EPT a connu un parcours en plusieurs étapes. En effet, de 1973 à 1994, elle était sous la tutelle du ministère des forces armées ainsi que de celui de l’éducation nationale. En 1994, un projet consistant à regrouper l’ENSUT (Ecole Nationale Supérieure de Technologie) et l’EPT a donné naissance à l’Ecole Supérieure Polytechnique de Thiès, (ESP de Thiès) toutes deux reliées à l’université de Dakar. Avec la création en 2007 de l’université de Thiès (UT), l’ESP centre de Thiès a connu un nouvel épisode avec son rattachement à l’UT jusqu’en 2009, date à laquelle pour des raisons institutionnelles, le régime d’alors a préféré la détacher de l’UT pour la relier directement au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce qui lui a permis d’avoir une autonomie financière et administrative. L’EPT compte à ce jour « 362 étudiants dont 322 en cycle ingénieur et 40 en Master, avec 20% de jeunes filles. Elle enregistre 4% d’étrangers conformément à sa vocation internationale », selon M. SAWADOGO. De cette présentation, il saute à l’œil que la capacité d’accueil n’est pas en phase avec le taux de bacheliers ou même d’étudiants au Sénégal. En un mot, l’offre est inférieure à la demande. Et de l’avis du directeur des études « le nombre d’étudiants recrutés (par concours) dépend de la capacité d’accueil de l’école. Nous sommes conscients que celle-ci doit augmenter mais d’un autre côté les étudiants sont logés sur le campus, ce qui limite les entrées. Cependant l’Etat y travaille. Nous avons en ce moment de nouveaux pavillons en construction, la création de nouvelles filières, ce qui devrait sans nul doute régler cette question ». L’EPT a, depuis sa création, formé 1 225 ingénieurs. La formation s’étend sur 5 ans (2 ans en tronc commun et 3 ans de spécialisation). Elle offre cependant « une formation généraliste en génie civil, à la suite de laquelle les étudiants peuvent eux-mêmes se spécialiser en une filière déterminée » explique le directeur des études.

Le Centre d’Entrepreneuriat et de Développement Technique (G15)

Le G15 est un établissement public né de la coopération entre le Sénégal et l’Inde en 1998, situé à Fann Bel Air-Boulevard canal VI. Il a été créé dans le but de former des techniciens qui allaient « constituer l’interface entre les ingénieurs et les ouvriers car c’était un maillon qui manquait dans la chaîne de production. Et, résoudre un tant soit peu la question du chômage », selon M. Sidy DIOP, Chef du département génie civil. Le CEDT avait au départ une capacité d’accueil de près de 200 étudiants, qui a évolué au cours des années. Et aujourd’hui elle compte environ « 1500 étudiants dont 250 en génie civil ». Plusieurs nationalités de la sous-région s’y retrouvent avec, entre autres : des nigériens des gabonais, des tchadiens, des comoriens… La formation est prévue sur une durée 2 ans et l’étudiant sort avec un Brevet de Techniciens Supérieur. « Elle est généraliste au niveau du génie civil, ce qui fait que nos étudiants sont disséminés partout au Sénégal et dans plusieurs domaines » explique le responsable du département génie civil. Du point de vue des infrastructures, force est de constater que le G15 aurait une capacité d’accueil plus grande si elles ne faisaient pas défaut.
« Pour corriger ce gap entre le taux de bacheliers ou même d’étudiants au Sénégal et la capacité d’accueil, nous lançons un vivant appel aux autorités étatiques qui devraient soutenir en terme d’infrastructures le G15 ; pour quand même désengorger la grande
UCAD » s’est exprimé M. Ibrahima HANN professeur de topographie.

 

L’École Supérieur d’Électricité de Bâtiment et des Travaux Publics (ESEBAT)

L’École Supérieur d’Electricité de Bâtiment et des Travaux Publics (ESEBAT) située à Point E, a vu le jour en 2008 grâce à M. Mamadou DIOP ingénieur informaticien. Elle offre un large choix de formations selon le niveau d’étude et d’expérience professionnelle : génie civil et construction, architecture et urbanisme, électrotechnique, ingénierie immobilière et foncière… Cet établissement compte à ce jour 256 étudiants avec au total 56 jeunes filles dont certaines ont pu bénéficier d’une bourse d’études cette année, dans le but d’encourager leur intégration dans un domaine généralement prisé par les hommes.
« Nous ne regrettons pas car en plus elles sont très brillantes » s’est exprimé avec fierté M. Aziz SENE, ingénieur électrotechnicien responsable de l’orientation. Les formations vont de 2 à 5 ans et sont sanctionnées par des diplômes allant du Brevet à l’Ingéniorat. Selon M. SENE, « le stage est obligatoire pour l’étudiant au niveau de la licence, c’est soit nous-mêmes qui casons nos étudiants dans des entreprises avec lesquelles nous collaborons ou encore les démarches de l’étudiant lui-même peuvent porter des fruits ; cependant il peut aussi arriver que des entreprises que nous ne connaissons pas nous contacte ».

 

L’École Supérieure Polytechnique du Bâtiment (BATISUP)

BATISUP est une école de formation en génie civil créée en 2006 par un groupe d’enseignants du supérieur en génie civil et d’industriels sénégalais. Sise à l’Amitié 3 angle Bourguiba, elle compte environ 300 étudiants dont une centaine de jeunes filles. La formation s’étend sur 5 ans à la fin desquelles l’étudiant obtient un diplôme de Master professionnel en génie civil. « C’est donc une formation d’ingénieur généraliste en génie civil qui permettra après à l’étudiant de faire un choix une fois dans le domaine pratique, c’est-à-dire sur le terrain » souligne M. Daniel DIARA, directeur administratif. Le cursus dans cette école suit le système LMD (licence-master-doctorat) adopté au Sénégal, et au bout de deux ans l’étudiant est appelé à passer le concours national du BTS en génie civil. Et selon M. Daniel « le major du concours de 2015 est sorti de BATISUP, prions pour qu’il en soit de même cette année ». Ainsi « conformément au système LMD, après le BTS vient une licence pour compléter le cycle de technicien supérieur et consolider la formation. Il existe aussi une disposition d’admission en Master sélectionnant tout étudiant ayant une moyenne de 12 ou plus ». Les écoles de formation en BTP sont nombreuses au Sénégal, particulièrement à Dakar. Cependant leur capacité d’accueil est loin d’être en phase avec le taux de bacheliers ou d’étudiants. Le BTP est un secteur d’avenir, un nid d’innovation…le domaine du futur. Il devient donc urgent de promouvoir ce secteur en favorisant la formation des jeunes. Une formation non pas pour une minorité mais ouverte à tous.

Comments (9)

Bonjour Monsieur le Directeur, je suis un étudiant Gabonais en Genie Civil, je suis detenteur d’un Diplôme de Technicien Supérieur et je sollicite une pré-inscription dans votre École , j’aimerais savoir les documents à fournir, le coût de la scolarité et le logement si vous avez un Campus… Très chaleureux de vous écrire et je reste dans l’attente d’une réponse de votre part. Cordialement.

Madame et monsieur bonjour je suis de nationalité béninoise titulaire d’un diplôme de technicien DT filière opérateur géomètre et j’aimerais continuer mes études universités à Dakar pour l’obtention de ma licence en géomètre topographe . Quelle école me proposé vous ?

Bonjour monsieur le directeur,
Je suis ivoirien et détenteur d’un brevet de technicien supérieur en génie civil option géométre. J’aimerais bien continuer mes études au sein de votre école en vu d’obtenir un diplôme d’ingénieur géomètre. J’aimerais savoir, les condition d’adhésion, le coût de la formation et voir également si on peut loger au sein de l’école.
Dans l’attente d’une suite favorable, recevez mes salutations distinguées.

Great info , good thanks .

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min
Bonjour monsieur le directeur,
Je suis camerounaise et détentrice d’une licence en Géosciences et Environnement . J’aimerais bien continuer mes études au sein de votre école en vu d’obtenir un diplôme d’ingénieur géotechnique. J’aimerais savoir, les condition d’adhésion, le coût de la formation et voir également si on peut loger au sein de l’école.
Dans l’attente d’une suite favorable, recevez mes salutations distinguées.

BAZEBI-BANSIMBA Chrispin Regis

Bonjour Monsieur le Directeur
Je suis un étudiant Congolais détenteur d’un BAC F4 option génie-civil désirant poursuivre ma vie universitaire au sain de votre établissement. voila pourquoi je viens auprès de votre bienveillance demander plus d’explication sur les différents options sur les quels vous formées et les modalités de payement.

Je suis étudiant guinéen vivent en guinée j voudrai m’inscrire dans votre université pour les génie civil

Bonjour sieur je me nomme Hermann moutsita résident au Congo Brazzaville ville Brazzaville je voudrais avoir une formation en géotechnique routière dans votre structure titulaire d’un DTS en mine , j’aimerais connaître le coût et la durée de formation les astuces pour pouvoir intégrer votre école si possible le logement dans votre compus .dans l’attente d’une suite favorable veuillez accepter Monsieur l’expression de mes salutations.

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